COVID-19 dernières mises à jour

Les fraudes liées au Coronavirus « Covid-19» et comment les identifier?

Depuis le début de la pandémie, les rapports de fraude liés au coronavirus ne cessent d’augmenter. Les fraudeurs tirent parti de la pandémie COVID-19 pour prendre votre argent ou vos renseignements personnels.

Afin de préserver votre sécurité et celle de vos proches, nous vous aidons à identifier ces risques de fraudes.

Les cas de fraudes les plus courants sont les suivants :

  • Courriels non sollicités : Il s’agit de courriels vous invitant à cliquer sur une pièce jointe. Ces fraudes par hameçonnage (ou phishing) amènent les utilisateurs sans méfiance à transmettre leurs informations de connexion.
  • Malware mobile : Des applications non réglementées supposées communiquer les dernières nouvelles et statistiques sur le Covid-19 ont en fait pour but d’usurper les données sensibles des utilisateurs.
  • Donations : Faites des recherches avant de cliquer sur des liens supposés fournir des renseignements sur le virus ; faire un don à un organisme de bienfaisance en ligne ou par l’entremise des réseaux sociaux ; contribuer à une campagne de financement participatif ; acheter des produits en ligne ; ou renoncer à vos renseignements personnels afin de recevoir de l’argent ou d’autres avantages.

Protégez-vous :

  • Ne communiquez pas vos données personnelles à moins que vous ne soyez sûr du destinataire.
  • Ne cliquez pas sur les liens, pièce-jointe de vos courriels et de vos messages sans vérifier l’identité de l’expéditeur. Vérifiez l’adresse avec attention et faites attention à d’éventuelles anomalies.
  • Faites des recherches avant de faire un don à des organismes de bienfaisance et à des sites web qui vous demande de communiquer vos données personnelles.
  • Assurez-vous que toutes les informations que vous recevez proviennent de sites web / sources vérifiés ou par l’intermédiaire des canaux gouvernementaux.

Que faire si j’ai été victime d’une fraude?

Signalez-le immédiatement aux organisations gouvernementales anti-fraude.

Vous souhaitez avoir plus d’informations ou connaître les dernières mises à jour sur le Covid-19 ?

Visitez le site web de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) :  https://www.who.int/about/communications/cyber-security

Nous espérons avoir été en mesure de vous aider à identifier les risques de fraude liés au Covid-19. Pour toute information complémentaire, contactez-nous à l’adresse : consommateurcb@creditinfo.co.ma

Keep calm, Stay Home, Stay Safe.

#TogetherApart #OneCreditinfo

 

Il est grand temps de renforcer les « prêts mobiles » dans l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine

Avec des nombreux pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) confrontés à des mesures de confinement ou de couvre-feu à cause du Covid-19, les agences bancaires moins fréquentés ou vides et la mobilité de la population réduite ; les arguments en faveur d’un écosystème robuste et fiable de « mobile money » n’ont jamais été si pertinents ou si forts. Dans des marchés internationaux où les « prêts mobiles » sont naissants ou inexistants et le marché du crédit est relégué à une interaction physique entre le prêteur et le client, des mesures telles que l’isolation et le confinement général équivalent a une condamnation à mort. L’industrie du crédit est paralysée car la communication physique essentielle devient impossible. D’autre part, le ou les « portefeuilles digitales » et le « e-money » sont monnaie courante, ces complications potentielles n’ont aucun impact.

Dans la région UEMOA, plusieurs initiatives de ce type sont déjà en place. MoMo Kash, une « mobile money solution » de MTN en Côte d’Ivoire affiche déjà plus de 5.000.000 d’usagers. MTN déploie une solution similaire au Benin. Orange Bank prévoit un lancement en Côte d’Ivoire cette année. D’autres solutions, comme Moov, montrent que les graines ont été plantées et sont prêtes à pousser. La croissance dans ces marchés a été incitée par une concurrence « saine » et un cadre de régulation précis.  La complémentarité du Bureau d’Information sur le Crédit (BIC), comme montre l’expérience de Creditinfo Kenya est essentielle, et souligne l’importance d’une plateforme comme celle-ci, pour s’assurer d’un fonctionnement continu, fiable, efficace en matière de suivi de risque et d’octroi de prêts.

Néanmoins, bien qu’il y ait beaucoup de points positifs, il reste des étapes clés à franchir. Un obstacle fondamental qui doit être levé est la difficulté d’obtenir le consentement du client de manière digitale ou en ligne. L’intégration numérique et digitale (digital onboarding) est fondamentale en temps normal, mais critique en temps de crise. Elle permet aux communautés rurales, éloignées des agences bancaires de bénéficier d’un accès au financement facile et immédiat. L’intégration digitale réduirait l’affluence dans les agences, et rendrait les petits prêts à court terme (qui autrement ne le seraient pas) financièrement viables et rentables pour les banques. Elle réduit les coûts, les erreurs et la subjectivité qui sinon restent des composants structurels de la décision humaine. Avec des personnes bloquées chez elles, l’intégration et le décaissement numériques peuvent être effectués en quelques clics, injectant ainsi de l’argent « réel » dans l’économie, et permettant de payer les factures et les fournisseurs. Tout cela devient impossible si un entrepreneur  doit signer physiquement un formulaire dans une agence. Il est essentiel d’intégrer le « digital onboarding » comme prochaine grande réforme de l’industrie du crédit. Ceci doit être complémenté par l’obligation de consulter le BIC lors d’une demande de prêt, aussi pour éviter le phénomène de taux de défaut élevés observé jusqu’à maintenant. Pour ce faire, Creditinfo a développé et mettra en place un « score mobile » qui sera idéalement adapté à l’analyse du risque. La technologie et l’infrastructure ne sont pas seulement un impératif commercial, mais aussi économique, et il faut désormais une révolution dans la région.